Vision:

Analyser les pistes juridiques pour pallier au manque de main-d’œuvre qualifiée en facilitant le recrutement de main-d’œuvre des entreprises TIC

Constat :

La pénurie de main d’œuvre qualifiée spécialisée en TIC est un problème mondial qui est aussi présent en Région bruxelloise. Afin de combler leurs postes vacants, les entreprises sont souvent contraintes de recruter des talents à l’international faute de trouver de la main-d’œuvre locale. Cet effort est perçu comme long et laborieux par les entreprises, qui doivent convaincre les candidats potentiels de s’expatrier en Belgique. Selon l’étude Deloitte « Global immigration study », la Belgique occupe l’une des meilleures places(8ème) avec son système de permis de travail. Malgré cette position, le secteur TIC peine à recruter des talents hautement qualifiés. Certains aspects de la démarche défavorisent la Belgique par exemple, celle-ci offre un permis de travail pour travailleurs étranger d’un an maximum, renouvelable.

Plan d’action :

La Région (BIE, BEE, Impulse) étudiera et analysera son système d’accueil d’entrepreneurs internationaux ainsi que de recrutement de main-d’œuvre internationale pour les entreprises bruxelloises dans le secteur. Par exemple par la prolongation de la durée de validité maximum d’un permis de travail pour les hautement qualifiés

La Région analysera avec les services fédéraux la possibilité d’application de système européen telle que l’introduction d’un Scale-Up VISA. Ce visa facilitera l’obtention de permis de travail pour étranger ainsi que d’un titre de séjour valide pour plusieurs années. Les entreprises en croissance pourraient donc attirer plus facilement de la main-d’œuvre hautement qualifiée. Cette mesure aura pour effet de renforcer le bassin de talents du secteur TIC bruxellois.

Afin de stimuler et de renforcer la stratégie d’attraction des entreprises la Région analysera la possibilité de proposer des programmes destinés à sélectionner puis accueillir des entrepreneurs internationaux à Bruxelles qui portent un projet ambitieux de création ou de développement de leur startup. (mesure SBA 72 : attraction des investissements étrangers).

Aspects budgétaires :

30Keur est prévu en 2017 chez BEE pour analyser les pistes de solutions pour la mise en œuvre de cette mesure en 2018.

Suivi de la réussite du projet :

Délivrance d’un rapport juridique et de propositions

Exemple inspirant :

Le rapport Scale-Up Report UK propose d’introduire des Visa permettant aux entreprises en croissance de recruter un employé à l’étranger dans un délai total de deux semaines. Cette mesure a pour objectif d’accélérer le recrutement de talents et d’aider à la croissance locale et internationale. En effet, les employés recrutés pourraient faciliter l’internationalisation des entreprises anglaises dans lesquelles ils travaillent, vers les marchés de leurs pays d’origine.

Par ailleurs, autre exemple : l’opération French Tech Ticket vise à accueillir de jeunes sociétés étrangères au sein de l’écosystème français des startups officiant dans les nouvelles technologies. Cette opération a déjà permis à 50 entrepreneurs étrangers, fondateurs de 23 startups, de travailler à Paris au sein de l’un des dix incubateurs sélectionnés dans la capitale. Suite au succès de cette initiative, le gouvernement via la French Tech et la ville de Paris a décidé d’étendre ce programme dans toute la France, en sélectionnant 22 incubateurs à Paris et en Ile-de-France et 19 incubateurs installés dans les métropoles labellisées French Tech. C’est donc en 2017, 70 startups étrangères, soit environ 180 entrepreneurs, qui vont être accueillies. La plate-forme des candidatures en ligne apporte une visibilité sur les atouts de l’écosystème.