Vision:

En trois années (2018 à 2020), une enveloppe budgétaire annuelle de 250K€ sera dédiée à soutenir le développement de nouveaux programmes en alternance et de promotion de stages en entreprise, le but étant d’aider les jeunes à trouver un emploi rapidement dans le secteur porteur des TIC.

Constat :

Tel qu’énoncé précédemment, 46% des entreprises belges affirment avoir eu, pour l’année 2015, des postes vacants difficiles à pourvoir pour des emplois nécessitant des spécialistes dans les TIC. Ceci représente une augmentation de 8% par rapport à 2014, indication que le problème est en hausse. La pénurie de main-d’œuvre spécialisée en TIC devrait s’intensifier, allant jusqu’à 30 000 emplois non comblés en 2020. Le recrutement deviendra donc un enjeu crucial dans les prochaines années. Le recrutement de personnel qualifié dans les TIC deviendra donc un enjeu crucial dans les prochaines années.
Notons que l’accueil de stagiaires ne va pas encore de soi dans les entreprises TIC. La promotion de stages en entreprise n’est pas encore optimale, et ce malgré le lancement des mécanismes de compensation par la Région bruxelloise à destination des entreprises. Citons par exemple : les aides au tutorat ou encore les diminutions de coûts pour l’engagement d’apprentis ou stagiaires durant les deux premières années.
Les programmes en alternance permettent aux étudiants de développer simultanément des connaissances et compétences à la fois de façon académique et pratique. Outre les programmes en alternance déjà proposé par l’EFP et/ou soutenus par Agoria, le développement de ce type de programmes permettra d’offrir une formation qui correspond aux besoins actuels et futurs des entreprises en matière de recherche de nouveaux talents dans les domaines des TIC. La finalité de ces programmes est ainsi d’avoir un effet positif sur le taux de placement des étudiants concernés.
Le plan formation 2020 prévoit, dans son plan d’action, que la programmation des offres de formations qualifiantes se fera à travers une mobilisation des entreprises mais aussi à travers un cadre commun de programmations prioritaires de développement ainsi que via de partenariats concrets de formations via la simplification de l’utilisation de l’alternance, des stages et des formations en entreprises.

Plan d’action :

Afin de simplifier la mise en pratique des stages et des formations en alternance d’ici à fin 2020, la Région soutiendra les entreprises qui s’engagent dans l’apprentissage en milieu de travail, tout particulièrement les chercheurs d’emploi et les jeunes.
La Région facilitera également l’utilisation par les PME de dispositifs de stages et formations qualifiantes en vue de maximiser le nombre de bruxellois qui accèdent à une formation améliorant ainsi leurs chances de trouver des emplois de qualité. (mesure 21 du Small Business act : Déploiement du tutorat: simplification des mesures et avantages financiers )
Pour le développement de la formation en alternance dans ce secteur, deux axes d’actions seront ainsi mis en œuvre:

  • l’évaluation de l’offre existante de formations en alternance TIC (EFP/SFPME, Syntra, lerenenwerken, Universités & Hautes Ecoles,…) ainsi qu’une étude sur les formations en alternance futures à développer.
  • le développement de nouveaux programmes de formation en alternance en lien avec notamment les secteurs technologiques du Plan .( ex : création de nouvelles formations en alternance au sein de l’EFP ou encore développement d’un nouveau programme de master et/ou Bachelier en Alternance).

Dans ce cadre, un budget pour l’année 2017 sera consacré à l’évaluation des formations en alternances existantes. Cette évaluation se fera avec l’appui des acteurs concernés ( EFP/SFPME, Syntra, Hautes écoles, Universités, Pôle ICT.. ) ainsi qu’avec les acteurs privés ( Agoria,..)
Dès 2018 et sur base des conclusions de l’évaluation, un programme de développement de nouvelles formations en alternance sera lancé via un appel d’offre de partenariat entre acteurs de formations (public et/ou privé) et entreprise privée.
Parmi ces nouveaux programmes, une attention particulière sera réservée aux choix de technologies prioritaires précédemment identifiées.

Aspects budgétaires :

Un budget annuel de 250Keur logé chez BEE qui permettra de lancer l’évaluation des programmes existants et soutenir l’appel à projet de partenariats pour le développement de nouveaux programmes en alternance.

Suivi de la réussite du projet :

Un premier indicateur de suivi de ce projet concerne le nombre de création de programme en alternance dans le domaine des TIC. Pour ce faire, un relevé et un suivi de ces programmes sera effectué. En complément, le nombre d’étudiants diplômés de ces programmes sera également référencé. Un second indicateur de suivi concerne la hausse attendue du taux de placement des étudiants inscrits dans ces programmes en alternance.

Exemple inspirant :

La Holberton School à San Francisco est une école d’ingénieurs nouvelle formule dans la Silicon Valley. Il n’y a pas de cours mais du tutorat et une scolarité gratuite mais conditionnée au versement d’un pourcentage du futur salaire à l’école pendant quelques années. Pour rejoindre Holberton, aucune connaissance en informatique n’est requise. La sélection se réalise, dans un premier temps, à base de tests en ligne, essais et vidéos de présentation. La clé : la motivation.
L’objectif d’Holberton n’est pas d’aller sur le terrain des universités, qui forment des ingénieurs en quatre ou cinq ans, avec une dimension de recherche. Le cycle ne dure que deux ans, dont six mois de stage entre les deux années. Et il est uniquement axé sur la pratique et la préparation aux fonctions occupées en entreprise. Il n’y a aucun cours, seulement des travaux à réaliser, encadrés par des coachs. Les fondateurs croient aussi beaucoup à la peer education, lorsque les élèves s’entraident et apprennent des concepts entre eux et à la mise en situation. L’objectif est de préparer des « ingénieurs full-stack », avec des compétences en programmation, systèmes, réseaux, sécurité, database, marketing, montage de projets…